Je vous cassais les oreilles depuis des mois avec le Neuschwanstein.

Heureusement pour vous, c’est de l’histoire ancienne !

Il y a quelques mois déjà, Francis et moi y avons fait une visite éclair, lors de laquelle j’ai pu contempler le château de l’extérieur. J’y suis retournée plus tard avec mon frère, sans toutefois passer la porte. Il a fallu attendre la visite de ma sœur, la semaine dernière, pour que je visite l’intérieur du Neuschwanstein.

La cour intérieure du château de Neuschwanstein, Bavière, Allemagne

La cour intérieure du château de Neuschwanstein

Lundi matin, prises d’une frénésie enfantine à l’idée de visiter ce château ayant marqué notre jeunesse, nous sommes incapables d’attendre l’arrivée de l’autobus qui doit nous conduire à Hohenschwangau. Dans la hâte, nous attrapons un taxi qui nous dépose directement à l’entrée de la billetterie. Heureusement pour nous, et malgré l’avertissements du site web qui annonçait des queues interminables à cette période, l’attente est d’une courte durée. Après avoir déboursé 21 euros chacune, nous sommes les heureuses détentrices de billets «royaux» donnant accès aux deux châteaux avec audioguides en français.

Deux châteaux, dites-vous ? Et oui ! Le Neuschwanstein a un grand frère méconnu, le Hohenschwangau, perché sur une colline adjacente. D’un style tout à fait différent de son voisin, le château a été construit avant le 12e siècle et détruit maintes fois. En 1832, le roi Maximilian II en fit l’acquisition et y mena des travaux de reconstruction afin d’en faire sa résidence d’été et son palais de chasse.

Neuschwanstein

Château Hohenschwangau

Hohenschwangau

Nous gravissons en une dizaine de minutes les escaliers menant à la terrasse du château. Dans l’attente que le numéro de notre billet soit appelé, nous flânons entre les fontaines du jardin, appréciant la vue sur le lac Alpsee. À 10h15, le tour 127 est convié à l’entrée. En 30 minutes à peine, nous parcourons l’intérieur du château. Ici, rien de pompeux. Les trophées de chasse côtoient les peintures représentant des scènes du Moyen-Âge. Les pièces sont sombres et plutôt petites. Malgré ce style plutôt médiéval et austère, loin de l’idée que l’on se fait des châteaux des contes de fées, sa visite est plus agréable et plus complète que celle qui nous attend chez son voisin…

De la billetterie, plusieurs alternatives sont offertes pour atteindre les hauteurs du Neuschwanstein : la calèche (6€), le bus (1,80€) ou la bonne vieille marche. Et encore, nous avons le choix entre la route officielle pavée, jonchée de cadeaux laissés par les chevaux, ou le sentier pédestre, boueux et ardu pour les non-sportifs, mais plus direct. Le premier mène à l’entrée du château et le second à Marienbrücke, le pont permettant de prendre des clichés dignes des cartes postales. En voyant la longue file devant l’arrêt de bus, nous décidons d’entreprendre la montée à pied, en prenant le soin de bien se fermer la bouche à la rencontre de tous les cadeaux laissés sur la route. Après cette petite marche de santé d’une trentaine de minutes, nous passons devant l’entrée du château. Nous poursuivons toutefois notre chemin pour atteindre le Marienbrücke et ainsi immortaliser notre visite en photo.

La parenthèse sportive

C’est de ce pont que peut se poursuivre l’aventure «sportive» du Neuschwanstein. Un sentier pédestre continue jusqu’au Tegelberg (1881m) et offre plusieurs points de vue sur les environs. Francis et moi avons tenté cette ascension à la fin avril mais la trop grande accumulation de neige nous a empêché d’atteindre le sommet !

Neuschwanstein

En route vers Tegelberg

Neuschwanstein

Après avoir photographié de tous les angles possibles le fameux Neuschwanstein, nous descendons le sentier pour gagner l’entrée du château. S’élevant sur un massif rocheux abrupte, il me rappelle davantage le château de la Belle et la Bête que celui de la Belle au bois dormant. C’est le roi Louis II de Bavière (Ludwig II), fils du roi Maximilian II qui, après avoir passé son enfance au château voisin d’Hohenschwangau, ordonne la construction de cette folie architecturale en 1869. Malheureusement, celle-ci ne sera jamais terminée. Le roi, d’abord interné après avoir fait exploser la dette du royaume en raison de ses projets de construction extravagants, meurt soudainement en 1886, laissant le château inachevé.

La visite est donc rapide, puisque peu de pièces sont aujourd’hui ouvertes au public. Tout comme Hohenschwangau, le Neuschwanstein est construit dans le style médiéval, avec une touche de romantisme. L’une des pièces les plus impressionnantes est la salle des chanteurs, avec sa fresque me rappelant le dessin animé « La forêt verte ». Malheureusement, nous devons défiler rapidement de pièces en pièces. À peine avons nous fait un pas qu’un autre groupe se presse déjà derrière, nous empêchant ainsi d’étudier à notre guise les détails architecturaux de ce château mythique. Décidément, l’atmosphère n’est pas celle d’un conte de fées ! Heureusement, la tranquillité des rives de l’Alpsee nous remettra sur pied.

Neuschwanstein

Château Neuschwanstein

Maintenant que ce chapitre de revendications est clos, je dois me choisir une nouvelle destination digne d’une princesse et élaborer un plan afin de convaincre mon mâle alpha. J’ai pensé visiter d’autres châteaux, comme le Linderhof ou encore la maison d’enfance de Sissi, à Possenhofen. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous d’autres suggestions ?

Pour voir les photos du Neuschwanstein : cliquez ici.

Pour voir les photos de l’ascension de Tegelberg et de notre virée à Mittenwald : cliquez ici.

4 commentaires sur «Voyage à Disney, version bavaroise»


  1. […] J’ai longtemps résumé l’Allemagne à l’Oktoberfest, Berlin et les nazis, cru que les Alpes étaient à Chamonix (merci les Boys !) et le soleil en Espagne. Il a fallut que j’emménage en Bavière il y a deux ans pour distinguer le vrai du faux. Que j’ignore les palmarès truffés de clichés à la «10 raisons de visiter l’Allemagne» , que je laisse de côté les blogues bidons et les guides de voyage pour enfin découvrir le véritable visage du pays, de Berchtesgaden à Nuremberg en passant par Pirna. Il serait tentant d’insérer ici «hors des sentiers battus», mais puisque j’ai horreur du terme, je dirai simplement loin de la choucroute et du Neuschwanstein. […]

  2. J’avais aussi pas mal lu sur ce qui concerne la partie « sportive », ça a l’air vraiment beau. Ton article me le confirme encore ! Toute la Bavière est belle de toute façon…je conseille des vacances nature en Allemagne !

  3. WOW!
    Magnifiques photos encore une fois un gros MERCI de nous faire découvrir ces merveilleux sites ou endroits à visiter!
    xx Michèle

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